Un nouveau souffle pour Mulhouse

Ce site s'adresse à tous les citoyens qui souhaitent suivre l'action des élus de l'opposition à Mulhouse et les démarches de l'association

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07dec

Communiqué de presse de Pierre Freyburger

tgv_mulhouse.jpgPierre Freyburger, Président de l'association Un Nouveau Souffle Pour Mulhouse

Dans l’annonce faite à la presse le 4 décembre à Douai, Nicolas Sarkozy a rendu public le programme d’investissement pour 2009. Y figure en bonne place le shunt –raccordement court de Mulhouse. Y est par contre absent le financement de la 2ème tranche du TGV Rhin-Rhône.

Quand on sait aujourd’hui que la Déclaration d’Utilité Publique (DUP) n’est pas engagée pour le shunt, on mesure le décalage entre l’annonce du Président de la République et la réalisation du projet en question.

Ceux qui ont fait dire au Président de la République que le shunt –raccordement court de Mulhouse figure au rang des travaux à réaliser en 2009 sont en sérieux décalage avec la réalité. On mesure également le poids de la majorité locale autour de Jean-Marie Bockel qui fait voter une motion au Conseil Municipal pour que les TGV, Est mais aussi Rhin-Rhône, ne soient pas oubliés et la réalité du discours du Président qui « shunte »Mulhouse.

C’est à se demander si Jean-Marie Bockel joue pour ou contre Mulhouse, tous les acteurs économiques locaux s’accordant à dire que le « shunt » est une erreur économique majeure pour notre ville ! »

29oct

«Une fausse bonne idée»

office_du_tourisme.jpgLe conseiller général et conseiller municipal socialiste Gilbert Buttazzoni écrit : « La municipalité aurait en projet le déplacement de l'Office de tourisme, actuellement situé Av. du Maréchal-Foch au début de l'Av. de Colmar dans un proche avenir ; présenté lors des états généraux du commerce, ce projet peut sembler intéressant au premier abord, surtout pour ceux qui ont une faible expérience du marketing touristique ; ainsi la proximité du nouveau centre commercial peut sembler séduisante mais en réalité, il s'agirait là d'une erreur stratégique majeure. Dans la très grande majorité des villes dans lesquelles le tourisme est géré de manière professionnelle, les offices sont situés, soit au coeur des centres historiques, près des monuments majeurs de chaque localité, soit à proximité des grands axes de communication et de transit de voyageurs (gares...) avec des antennes en entrée de ville avec parking le plus souvent. S'il est tout à fait judicieux de déplacer l'Office de tourisme actuel, qui ne correspond à aucun des critères modernes d'implantation, le choix de l'entrée de l'avenue de Colmar risque de se révéler être un remède pire que le mal ; il n'y a en effet aucune visibilité routière à cet endroit, pas de parkings facile d'accès hors parkings en ouvrage ; le lieu est loin d'être attirant sur le plan touristique et la gare et ses futurs TGV n'auront qu'un impact très réduit sur sa fréquentation. Il me semblerait plus opportun et efficace de positionner l'office place de la Réunion, avec une mise en valeur beaucoup plus forte que ne l'a actuellement la petite antenne existante et d'implanter une antenne à proximité directe de la future zone gare, avec parkings minute, accessibles à cet endroit. Cette double réorientation répondrait mieux à ce qu'une ville comme la nôtre est en droit d'attendre en matière de tourisme.»

Crédit Dernières Nouvelles D'alsace, Mardi 28 Octobre 2008

22sep

Bilan des six premiers mois de l’action municipale

Pierre Freyburger constructif et critique

20080920_Alsace.pngLes élus de la liste « Un nouveau souffle pour Mulhouse » ont fait le bilan hier des six premiers mois du 4e mandat Bockel et de leur action d’« opposants critiques et constructifs ».
« Après six mois de fonctionnement de la nouvelle majorité municipale, on a le sentiment d’avoir affaire à une équipe un peu hétéroclite qui est peu lisible. Même nous, nous avons parfois du mal à savoir qui fait quoi… », commente le leader socialiste de la liste « Un nouveau souffle pour Mulhouse ». Pierre Freyburger constate que « le maire n’est pas plus présent qu’avant et qu’il reste très éloigné des préoccupations des Mulhousiens. » Tout en étant dans l’opposition, les élus de la liste Freyburger font le choix de l’action et des propositions. « Et tant mieux si certaines de ces propositions sont reprises », poursuit le leader socialiste mulhousien qui se félicite d’avoir été suivi par exemple, sur la question des terrasses. Il constate aussi que c’est la première fois au conseil municipal, que des élus d’opposition obtiennent la création d’une commission (sur le Sitram). Le groupe a déjà sorti un document de propositions pour relancer le commerce mulhousien, Pierre Freyburger espère que la municipalité en fera bon usage.

Mêmes méthodes

Malgré son changement de statut d’adjoint à opposant, l’élu ne change pas ses méthodes et entend poursuivre cette démarche dans tous les domaines. Côté flamme, les onze élus de la liste comptent s’appuyer sur l’association « Un nouveau souffle pour Mulhouse », forte de quelque 250 membres, pour continuer à réfléchir et à construire. « C’est une source intarissable de propositions, il y a tant à faire ! », souligne Claudine Da Silva.

Écoles : « manque d’anticipation »

Claudine Da Silva qui suit particulièrement l’éducation, dénonce « un manque d’anticipation. » « L’accueil gratuit organisé par la Ville, c’est une très bonne chose, mais en réservant cet accueil gratuit aux familles dont les deux parents travaillent, que fait-on des demandeurs d’emploi ? Un tel service doit être ouvert à tous. » L’élue regrette « le manque de souplesse » dans cet accueil qui contraint les parents à déposer leurs enfants dès 7 h 45, alors qu’ils auraient préféré un accueil échelonné entre 7 h 45 et 8 h 30. Autre souci : la nouvelle charge de travail pour les Atsem (aide maternelle) qui assurent cet accueil et qui, en plus, doivent à présent faire des tâches ménagères. « On sent une grosse pression et du stress. »

Sport : « arrêter le bling-bling »

Dans le domaine sportif, Gilbert Buttazzoni conseille à la municipalité « d’arrêter le bling-bling et de revoir ses fondamentaux ». L’équipe Freyburger préconisait « un véritable plan Marshall » pour remettre en état des équipements délabrés et reconstruire les clubs dans tous les quartiers. « La nouvelle piste d’athlétisme, c’est très bien, mais le club, lui, reste livré à lui-même. » L’ex-adjoint aux sports prône le retour à « un partenariat fort et vrai, avec des contrats d’objectifs. » Enfin, il reste sceptique sur la dépense de 250 000 € pour installer le service des sports au Palais des sports. « Est-ce vraiment une priorité quand on voit tout ce qu’il y a à faire ? »

Écologie

Cléo Schweitzer rebondit sur la climatisation installée dans ce nouveau service des sports pour dénoncer le manque d’attitude écologique de la part d’une Communauté d’agglomération « qui communique beaucoup sur le développement durable mais fait peu ». Autre exemple, celui de la biodiversité. « On a interpellé l’adjoint chargé des espaces verts au sujet de l’usage des pesticides. La seule réponse qu’on a obtenue, c’est qu’on attend que Strasbourg fasse son bilan sur la question… » L’élue socialiste ex-verte trouve « risible » le « marché bio » de la place de la Concorde et attend avec impatience les cantines bio dans les écoles, tout comme un plan municipal pour faire baisser la facture énergétique dans les logements anciens mulhousiens ou la collecte sélective des déchets dans toute la ville.

Démocratie locale

Thierry Sother constate que « les cinq super-adjoints de quartier sont encore mal identifiés » et ne comprend pas l’exclusion des conseils de quartier d’élus de l’opposition. « Nous n’avons plus le droit de participer à la vie de notre quartier sous prétexte qu’on est élu ! ». Le benjamin du conseil municipal suggère à Jean-Marie Bockel de s’inspirer de Paris qui permet l’inscription à l’ordre du jour du CM d’un sujet ayant fait l’objet d’une pétition réunissant 5 % des habitants. Sur la question de la reconquête de la confiance des citoyens, Thierry Sother pense que le récent projet de loi visant à permettre aux membres du gouvernement de retrouver leur siège de sénateur (avec application rétroactive) « n’est pas de nature à grandir l’image des élus. »

Crédit : Frédérique Meichler
Paru dans le journal L'Alsace, le samedi 20 septembre 2008