Intervention de Dominique Caprili pour le compte du groupe Un nouveau souffle pour Mulhouse
Monsieur le Maire, Ce projet de délibération relatif au Fonds d'aide à l'initiative des écoles maternelles et élémentaires nous donne l'occasion de revenir sur la question des ATSEM. J'avais déjà saisi l'opportunité au nom du groupe "Un nouveau souffle pour Mulhouse", au moment de la révision de l'état des emplois, pour vous demander des précisions sur l'organisation du travail de ces agents et sur le niveau des effectifs à venir compte tenu des évolutions consécutives à la semaine de quatre jours.
Dans votre réponse du mois de Juin dernier, je vous cite, vous faisiez allusion à un engagement personnel clair et actif sur ce dosser tant vis-à-vis des organisations syndicales que des agents eux même.
Les assurances données à l'époque sur le niveau des effectifs, à savoir une ATSEM par classe, ont été tenues moyennant une refonte du profil de poste des agents concernés.
Force est de constater aujourd'hui que la mise en œuvre de ce nouveau dispositif pose un certain nombre de problèmes et nous interroge sur la qualité du dialogue social au sein de l'Entreprise Ville.
N'allez pas croire, comme on peut l'entendre ou le lire ici ou là, que nous nous inscrivons dans une forme de critique systématique ou de prises de position irresponsables. Certaines évolutions nous paraissent globalement bonnes étant donné qu'elles offrent un service nouveau aux parents.
Je pense évidemment à l'accueil du matin mais qui manque certainement de la souplesse voulue. Concernant ce point, j'en profite également pour vous rappeler que les ATSEM s'inscrivent pleinement et sans états d'âme dans la mise en œuvre de ces nouvelles modalités d'accueil des enfants.
Leurs interrogations se situent légitimement sur le contenu de leur métier d'autant plus qu'il répond désormais à un cadre référentiel. Leurs craintes se fondent sur manière dont l'administration aborde ces questions Peut on accepter aujourd'hui, même si le procédé est discutable, que ces interrogations soient formulées de manière anonyme par un agent dans un courrier au Maire ?
Peut on accepter aujourd'hui les réponses cyniques de l'administration qui incitent les agents à aller voir ailleurs ?
Notre conception des rapports sociaux dans l'entreprise exclut ces méthodes mais procède, comme nous le proposions dans notre projet pour Mulhouse, d'une concertation permanente et d'un engagement fort du Maire en matière de ressources humaines.
Au regard de ces différents constats nous vous demandons :
- de faire toute la lumière sur cette affaire à l'occasion de cette séance publique du Conseil Municipal,
- de restaurer sans délai la discussion avec l'ensemble des acteurs concernés.