Intervention de Cléo Schweitzer pour le compte du groupe Un nouveau souffle pour Mulhouse

Centre Socio-Culturel Bel AirLe titre de cette délibération subventions de fonctionnement aux centres sociaux et aux associations de jeunesse nous amène à formuler plusieurs remarques.

  • Les centres sociaux sont des équipements de proximité qui constituent un outil de développement social de premier plan qui propose une approche collective et globale. Nous sommes donc profondément attachés à ce type de structure associative. Deux problématiques de société concerne particulièrement notre ville et ces structures, l'exclusion et la jeunesse.
  • Il est évident qu'à Mulhouse la politique jeunesse présente de graves carences, aussi il nous paraît pertinent et urgent de lancer des forums jeunesse avec les centres sociaux et l'ensemble des associations de jeunesse afin de partager un diagnostic et d'élaborer une politique tout en favorisant les initiatives de la société civile.
  • Il en est de même pour la question des nouvelles formes d'exclusion et de discrimination, dont d'ailleurs les jeunes sont bien souvent victimes, et qui obligent les centres sociaux sollicités par les usagers comme par la ville à répondre à l'urgence des situations de plus en plus dramatiques plutôt que de travailler sur le long terme et sur la prévention.

Les centres sociaux tout particulièrement sont donc des équipements à vocation sociale en développement constant qui ont besoin d'être confortés dans leurs domaines d'interventions comme dans leur gestion.

  • S'agissant de leurs domaines d'interventions, nous rappelons qu'un centre socio-culturel qui dispose d'un outil aussi précieux qu'une salle de spectacle , comme c'est le cas pour l'AFSCO avec la clé des Coteaux, ce centre doit absolument permettre un accès privilégié aux initiatives citoyennes et projets éducatifs et ne pas pratiquer de tarifs exhorbitants lorsqu'il loue l'équipement public dont il a la charge. Je fais référence au tarif annoncé par l'AFSCO à des enseignants pour un spectacle de fin d'année... 1200 euros pour une représentation Parallèlement, il est un fait que ces salles de proximité n'ont pas les budgets pour fonctionner de manière satisfaisante et pour remplir leurs objectifs culturels. - Nous demandons donc une véritable contractualisation qui décline les motifs de l'engagement négocié avec comme facteur essentiel de pérennité la pluriannualité, ce qui nous permettrait, d'une part en tant qu'élus qui allons voter cette délibérations de savoir sur quoi portent ces sommes, d'autre part, de considérer ces associations comme des porteurs de projets plutôt que comme des prestataires de commanditaires publics. Par ailleurs cette approche permettrait une meilleure lisibilité des subventions de la ville aujourd'hui disséminées dans plusieurs délibérations, je pense notamment au tableau du CUCS où l'on retrouve les centres sociaux.
  • S'agissant de la gestion, nous aimerions savoir s'il existe une évaluation de l'action du CEREM, qui bénéficie quand même d'une subvention de 100 000 euros.