Tribunes

Juillet 2011

Mulhouse Grand Centre : La circulation rue du couvent fait débat !

Interrogé le lundi 20 juin lors du conseil municipal, sur le premier bilan des modifications de circulation du centre -ville, le Maire n’a pas réagi à nos questions .
Aussi  rendons nous public ci-dessous les extraits les plus significatifs d’une copie d’un courrier qui lui a été adressé par des résidents de la rue du Couvent.
« Monsieur le Maire,
Suite aux modifications des plans de circulation en centre- ville, nous nous permettons de vous soumettre les problèmes que nous rencontrons depuis le 1 mai 2011 à savoir :
 
Des bouchons aux heures de pointe en semaine, pire encore le samedi (jusqu’à 50 voitures de la Maison Bleue à l’avenue Kennedy)
Difficultés pour entrer et sortir du parking des « Maréchaux »
Les 6 places de parking qui entravent la visibilité et la circulation (…)
Malgré la signalisation, entrées en sens interdit dans la rue du Couvent pour rejoindre le parking…
Danger, pour nous les habitants de la Résidence, à sortir de chez nous (…)
Difficultés pour nous de traverser au passage piétons
Nous sommes envahis par le bruit, nous respirons les gaz toxiques… »
Ces mêmes riverains se sont déplacés pour assister à la réunion de restitution Mulhouse Grand Centre organisée le 7 juin au parc des expositions.
Malheureusement ce jour la Monsieur le Maire n’a pas jugé utile de leur donner la parole, espérons qu’il répondra à leur courrier.
En attendant il n’est pas besoin d’être grand devin pour comprendre que le nouveau plan de circulation et stationnement  n’a fait que déplacer un problème d’un secteur à l’autre…voire l’aggraver.
Le tout aura quand même coûté près de 400 000 euros !
 

Juin 2011

2008-2011 : un bilan de mi-mandat décevant et inquiétant pour l’avenir

Un seul fait marquant, Mulhouse a été livrée à l’UMP !
Le changement de maire est l’aboutissement d’un accord politicien. Jean Rottner est donc un maire sans légitimité.
Beaucoup d’annonces, peu de résultats…
 
En essayant d’acquérir à tout prix une notoriété qu’il n’a pas et de composer avec une équipe divisée, le Maire jalonne son mandat d’annonces médiatiques (Assises de l’éducation et du commerce, Mulhouse Grand Centre, Mulhouse avenir, DMC) sans résultat pour l’instant.
 
Alors que tout le monde s’accorde à dire que l’école doit être une priorité, il annonce, après l’échec retentissant des Assises de l’éducation, un nouveau projet pour la jeunesse dont l’éducation serait le cœur. 
 
La commission municipale de l’éducation ne s’étant jamais réunie depuis 2008 nous reformulons nos principales propositions : plan d’investissement massif dans les écoles, travail en direction des enfants et des familles non-francophones et augmentation des capacités d’accueil du périscolaire avec réduction des tarifs.
 
Notre deuxième priorité est le logement. Alors que la précarité énergétique augmente, la M2A baisse les aides qui permettraient de réduire les charges et d’économiser l’énergie sans que le maire de Mulhouse n’y trouve rien à redire. Il existe un vrai déficit de confiance envers les bailleurs sociaux et la population préfère s’installer en périphérie où la fiscalité est plus attrayante. Devant l’inertie de la majorité, nous avons demandé la création d’un groupe de travail municipal sur ce sujet.
 
Enfin, l’écologie urbaine, troisième priorité, ne fait l’objet d’aucun projet phare. Au contraire, l’extension du tram vers le quartier Drouot est abandonnée et qu’il s’agisse de la question des déchets, des mobilités douces ou de la pollution, Mulhouse reste à la traîne ! Après la catastrophe de Fukushima, nous avons déposé une motion devant le Conseil pour demander la fermeture de Fessenheim, et entamer un véritable travail d’économie d’énergie à l’échelle de la ville sans que la majorité vote ce texte !
 
L’absence de projet, un handicap pour notre ville.
 
Qu’il s’agisse de culture ou de sport, on ne peut que regretter la politique de guichet pratiquée par la majorité municipale et l’absence de projet global. Ce projet nous voulons le construire avec tous les Mulhousiens dans une véritable démocratie participative alors que la majorité municipale nous interdit encore arbitrairement l’accès à nos conseils de quartier respectifs.
 
C’est le sens de notre engagement pour Mulhouse, pour vous !
 

Mai 2011

« Quand il n’y a plus de grain à moudre »

Les questions d’argent, de salaires et d’indemnités sont souvent taboues. Qu’on ose les aborder et on entraîne des réactions indignées… !
Il  nous semble néanmoins  important de relater ici deux décisions récentes qui posent question.
 
La PFR (Prime de Fonction et de Résultats).
 
La première concerne la mise en place pour certains hauts fonctionnaires municipaux et de l’agglomération (les administrateurs) de la PFR (Prime de Fonction et de Résultats).
Cette décision souhaitée par le Maire de Mulhouse et le Président de l’Agglomération  instaure le principe d’une prime liée au mérite. C’est d’ailleurs Nicolas Sarkozy qui avait lancé cette idée pour les fonctionnaires et qui  a fait voter la loi qui l’instaure.
 
En adoptant ce nouveau régime de primes, le Maire et le Président de l’agglomération se réservent le droit d’accorder à certains  administrateurs en fonction de leur évaluation annuelle des primes pouvant s’échelonner entre 4 000 et 55 000 euros par an ! Au-delà des montants impressionnants pouvant être alloués, se pose tout de même la question du mode d’évaluation. 
Pour la prime allouée aux Recteurs d’Académie par exemple, l’Etat prend en compte entre autre les nombres de fermeture de classes effectuées chaque année scolaire.
 
Sur quelle grille va-t-on donc s’appuyer pour nos cadres ?
 
L’indemnité de représentation
 
La seconde concerne la demande du Président de l’Agglomération qui a soumis au vote des élus de la M2A l’octroi d’une indemnité globale de représentation de 10 000 euros annuels. Cette somme, qui était inscrite précédemment au budget et qui devait faire l’objet d’une utilisation sur justificatifs, a été transformée en indemnité versée au Président. 
 
La fonction induisant des dépenses, nous ne nous opposons pas au principe, mais nous demandons simplement que son utilisation en soit justifiée…d’autant plus qu’on entend régulièrement le même président rétorquer régulièrement aux syndicats quand ceux-ci se mobilisent pour des augmentations de salaires ou une revalorisation du régime indemnitaire « qu’il n’y a pas de grain à moudre » ! 
 
A priori pas pour tout le monde.
 

Avril 2011

Mulhouse Grand Centre

Le projet  présenté aux Mulhousiens n’a fait l’objet d’aucun travail préalable au sein du Conseil Municipal alors même que tous les groupes politiques affichent leur intérêt pour lui et défendent l’avenir de notre cœur d’agglomération. 
Animés par un esprit constructif, nous avons néanmoins participé aux réunions publiques et souhaitons apporter notre contribution à ce projet important. Alors que  beaucoup de  villes ont fait le choix de créer de vastes plateaux piétonniers dans le centre et des parkings en périphérie, les décisions inverses prises par notre Maire nous paraissent graves et irrationnelles. La circulation de transit créée par le nouvel axe Kennedy-Sinne, et par l’inversion du sens de circulation rue de Lorraine et rue du Couvent simplement pour accéder au parking des Maréchaux, risque de créer un engorgement sérieux, tout en accentuant la pollution de l’air et une « barrière routière » qui confinera l’hyper-centre dans un territoire trop restreint.
 
Les difficultés rencontrées par le commerce du centre ville sont la conséquence d’une absence de stratégie à long terme. Si le projet qualitatif de la Maison Engelmann répond à une attente, il ne règlera pas le problème de la multiplication des friches commerciales, bien au contraire, puisqu’une partie de ses enseignes laisseront derrière elles de nouvelles friches… La création de surfaces commerciales à elle seule n’est pas la solution dans un contexte de densité commerciale déjà très élevée dans notre agglomération. Nous pensons que le commerce mulhousien renaitra de ses cendres grâce à un programme ambitieux et régulier d’animations du Centre Ville , grâce à une offre commerciale équilibrée et innovante, et surtout grâce à un travail de réflexion sur nos cadres de vie et de travail. Même si le projet Mulhouse Grand Centre propose des secteurs prioritaires à réaménager, nous pensons qu’il révèle de grandes faiblesses notamment sous l’angle écologique et la prise en compte des habitants. Les modes de déplacements doux ne bénéficient pas assez de choix concrets. Les zones de rencontre qui donnent la priorité aux piétons ne sont pas clairement étendues à l’ensemble du Centre Ville, aucun nouvel axe pertinent à vocation piétonne ou cycliste n’est créé à part la liaison Jardin des Senteurs/Franciscains/Couvent. La propreté des rues et la collecte des déchets ne sont pas prioritaires alors qu’elles constituent la base d’une ville accueillante. 
 
Enfin le projet ne prévoit pas de traitement urgent, paysager ou artistique, en vu de restituer une meilleure image de notre Centre Ville.
 

Mars 2011

En 2011 : Jean Marie Bockel pour la M2A, Jean Rottner pour la ville ... de mèche pour augmenter vos impôts locaux !

Pour mener leurs politiques respectives d’une part à la M2A, d’autre part à la ville de Mulhouse, le Président d’un côté, le Maire de l’autre décident d’augmenter les taxes d’habitation et taxe foncière des Mulhousiens.
 
Plus 4,5% à la ville de Mulhouse.
 
Voilà des mois que le Maire de la ville de Mulhouse, par le biais de son adjoint aux finances, nous explique qu’il faut bien augmenter les impôts pour répondre à la demande de nos concitoyens ! comme si les mulhousiens étaient responsables de ces hausses.
La solution réside donc d’après eux à demander aux habitants que nous sommes d’être moins exigeants. Un peu facile comme raisonnement !
Et pourtant les solutions existaient mais nos élus majoritaires n’ont pas souhaité les appliquer.
Il s’agissait tout simplement de redemander à la M2A une autre répartition de la taxe professionnelle revenant aux communes et une partie de l’augmentation était absorbée.
Pour le restant il aurait fallu faire quelques économies pour trouver environ 1 millions d’euros dans les 145 du budget de fonctionnement.
 
Plus 19 euros par foyer fiscal à la M2A
 
Dans les deux instances les élus de notre groupe n’arrêtent pas tirer la sonnette d’alarme considérant que le poids des impôts dans notre ville est devenu un des freins à l’installation entre autre des primo accédants à la propriété en ville. Ces derniers préfèrent s’installer dans l’une des communes de la périphérie. Le poids des impôts conduit aussi de nombreux mulhousiens à quitter la ville.
Bien sûr il ne s’agit pas là de la seule raison, mais d’une des principales raisons.
Hélas le Président de l’agglomération d’un côté, le Maire de Mulhouse de l’autre n’entendent pas cela alors que les trois dernières années les Mulhousiens ont connu plus de 15% d’augmentation de leurs impôts à partir de bases déjà élevées !
 
Nous continuerons à nous faire entendre sur ces questions !
 

Février 2011

Morosité sur l’habitat, le locataire variable d’ajustement du désengagement de l’Etat

Avec la décentralisation en 1982 l’Etat s’est défaussé petit à petit de sa responsabilité de financement du logement social sur les collectivités locales. Aujourd’hui la majorité de droite banalise le logement comme un bien ordinaire en laissant le marché réguler l’offre et la demande. 
 
Pourtant depuis 2007 Le droit au logement est devenu un droit opposable.
 
Cela ne marche pas !
 
En 6 ans les loyers ont augmenté de  26%, l’écart entre le public et le privé est passé de 1 à 3, la part du loyer pour les ménages représente aujourd’hui 25% de leur revenus contre 19% il y a encore 5ans. A cela s’ajoute l’explosion des charges avec l’augmentation de 12% du prix du gaz et de 7%  celui de l’électricité ! Les aides au logement n’ont pas été revalorisées ou si elle l’ont été cela ne s’est pas remarqué car la loi de finance a supprimé l’abattement de 20% dans le calcul du revenu de référence.
 
Dans le parc privé, autrefois le locataire irréprochable était le fonctionnaire et l’étudiant, aujourd’hui tout le monde devient précaire !
 
Les fonds en faveur de la construction de logements sociaux vont chuter de 74% entre 2010 et 2011, et les aides à la pierre, ou à la réhabilitation et rénovation,  tout comme le 1% logement sont voués à disparaître ! Après la baisse du livret A et l’investissement de l’épargne des petits dans le colmatage du déficit des grandes banques.
 
Le logement social va devenir inaccessible ! 
 
Mulhouse n’échappe pas à la règle, vacance en augmentation chez tous les bailleurs, loyers trop élevés pour la réalité mulhousienne, trop peu de logements PLAI  dans les communes périphériques de Mulhouse qui par ailleurs ne respectent pas le quota de logements sociaux, augmentation des impayés…
 
Les mulhousiens croulent sous les charges et vont voir arriver de nouveaux impôts. 
 
Alors non mesdames et messieurs de la majorité on ne peut pas vous reprocher de ne pas réussir ! Ce que nous vous reprochons c’est de ne même pas essayer de soutenir nos concitoyens en votant à tour de bras augmentations et taxations supplémentaires! 
 

Janvier 2011

Non à la privatisation des services de propreté

Lors de la dernière CTP (Commission Technique Paritaire) concernant les agents municipaux et communautaires, Jean Marie Bockel et Le Maire de Mulhouse Jean Rottner ont proposé de confier à une entreprise privée le nettoyage des locaux de la PUPA (Propreté Urbaine).
Au delà du caractère ubuesque d’une telle proposition (confier le nettoyage des locaux de la propreté de la Ville à une autre société de nettoyage !) se pose la question de la privatisation rampante d’un certain nombre de services !
 
La privatisation, un service plus cher ! 
 
Le Président de l’agglomération et le maire de Mulhouse reconnaissent que privatiser un tel service plutôt que d’en assurer la gestion interne revient plus cher au contribuable pour un résultat souvent de qualité inférieure. Mais ils souhaitent se débarrasser de la gestion interne trop compliquée, trop lourde…..
 
Améliorer les situations du personnel municipal :
 
Or, nombreux sont les agents de propreté de la Ville, hommes et femmes qui, travaillant en temps partiels contraints, pourraient ainsi compléter leur emploi du temps afin d’atteindre des salaires décents.
Cela n’est pas un argument pour nos édiles forgés à l’école de l’économie libérale.
Pourtant dans un contexte économique difficile où nombre de nos concitoyens peinent à boucler les fins de mois, la Ville et l’agglomération devraient avoir à la fois le souci de ne pas alourdir les charges du contribuable et celui de donner l’exemple en matière de salaire avec leurs propres salariés dont certains sont des « travailleurs pauvres ».
C’est possible et c’est dans l’intérêt général, c’est notre vision de la gestion de la ville. Elle est différente de celle de l’équipe actuelle.
 
Nous souhaitons à tous les mulhousiens de bonnes fêtes de fin d’année et une bonne année 2011.

 

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