Le discours de Pierre Freyburger à la fête de la Concorde
Le verbatim du discours de Pierre Freyburger
Chers amis,
Merci d’être venus aussi nombreux pour notre troisième fête de la Concorde cette fête de la Concorde qui porte si bien son nom. Notre nouveau local, celui du parti socialiste est en effet situé place de la Concorde à l’endroit même où la légende dit qu’a été bâti le premier moulin qui a donné naissance à Mulhouse.
La place a pris le nom de la Concorde en 1798 lors du rattachement à la France, en pleine euphorie révolutionnaire.
La concorde synonyme de paix, de tolérance, de justice et de fraternité.
Ce nom nous a paru en concordance avec la tonalité que nous souhaitions donner à notre action lors de notre installation dans ce local et qui a été aussi pour nous élus et militants mulhousiens le début d’une nouvelle période de reconstruction et de rénovation.
Cette fête de la Concorde, chers amis se veut à l’image de l’esprit qui nous anime en s’appuyant sur ce qui fait la richesse de Mulhouse depuis sa fondation légendaire par la fille du meunier du coin et un soldat étranger, c'est-à-dire sa diversité.
Depuis son commencement, Mulhouse a été construite par des hommes et des femmes venus de partout qui chacun ont apporté leur pierre à l’édifice.
A chaque époque cela a suscité des réactions de peur et de rejet et pourtant, à chaque fois, la nouvelle vague d’arrivants a trouvé sa place et apporté ses savoir-faire.
Aujourd’hui, la montée de l’insécurité sociale provoque des crispations.
Les vieux démons réapparaissent.
Pourtant c’est tous ensemble et dans la même direction que nous tous mulhousiens de toutes les origines, de première, deuxième, troisième, quatrième ou trentième génération devons nous battre pour vivre mieux.
La présence d’associations reflétant différentes communautés présentes à Mulhouse les repas du monde qu’elles vous ont proposés mais aussi le mélange parmi nous d’hommes et de femmes d’origines différentes et de familles politiques diverses partageant les valeurs fondamentales de la Gauche est la meilleure illustration de cette diversité qui fait notre richesse dans le respect de nos différences.
Et jamais nous n’avons été aussi nombreux !
Vous témoignez aussi par votre présence ici aujourd’hui de l’esprit de résistance qui vous anime !
LE MOTIF DE LA RESISTANCE, C’EST L’INDIGNATION ! dit Stéphane Hessel.
Et aujourd’hui plus que jamais il y a de quoi nous indigner !
Les limites de l’inacceptable ont été franchies dans notre pays… !
Aujourd’hui, c’est tout le socle des conquêtes sociales qui est remis en cause !
Aujourd’hui, le Service Public est moribond, cassé, détruit, vidé de son sens !
Hôpital, école, poste, SNCF …: que deviennent- ils ?
La France est en train de perdre son âme et tout ce qui pouvait faire notre fierté et notre spécificité française !
L’idéal du service public ne continue à survivre que par ses serviteurs qui essaient de résister !!!
… des individus, des militants, qui, envers et contre tout, continuent à défendre l’esprit du service public !
Mais c’est le pot de terre contre le pot de fer ! et beaucoup s’épuisent !... quand ils ne se font pas font sanctionner !
Non, cela ne doit pas durer, cela ne peut plus durer, cela ne va pas durer !
Nous ne voulons pas de cette France-là !
La Gauche a donc l’impérieux devoir de gagner en 2012 ! La Gauche va gagner en 2012 !
Mais cela ne tient qu’à nous ! et nous allons tous tout faire pour cela dès maintenant !
Et pour commencer nous pouvons compter sur le Parti socialiste qui est en train de se rénover en profondeur.
Le parti socialiste a aujourd’hui compris qu’il ne pouvait pas qu’il ne devait pas laisser passer l’élection de 2012 sans la gagner il y va de sa survie !
Je ne reviendrai pas sur les primaires dont Denis Wiesser a déjà parlé si ce n’est pour dire que les primaires constituent le premier pas concret pour sortir d’une politique des écuries autour des personnes qui a tant nui au Parti Socialiste pour se recentrer autour du débat sur les projets et c’est bien les projets avant tout et non les personnes qui devront déterminer le choix du meilleur candidat.
Chers amis,
…chacun d’entre nous pourra se déterminer en fonction de cela et participer aux primaires des 9 et 16 octobre.
Ensuite, quel que soit le résultat nous devrons tous être derrière celui ou celle qui en sortira désigné et ce sans faillir jusqu’à la victoire !
Et le Parti socialiste doit pouvoir compter sur nous tous!
Il faut s’engager, il faut participer, il faut convaincre !
Il faut accompagner et œuvrer à cette rénovation du Parti Socialiste, car il faut vraiment gagner ces élections !
Et je voudrais à ce stade en profiter pour saluer nos camarades élus du Parti socialiste qui sont présents aujourd’hui parmi nous !
Catherine Trautmann, Patricia Schillinger, Yves Ackermann, Antoine Home, Jo Spiegel, Jean Pierre Bauemler, Michel Habib, Hubert Miehe, Richard Lasek
- les nombreux élus des communes amis
- et toute l’équipe des élus nspm Gilbert Buttazzoni, Cléo Schweitzer, Malika Ben’MBarek, Claudine Da Silva, Nicole d’Angelo, Darek Szuster, Thierry Sother, Bernard Bay et bien sûr Dominique Caprili !
Nous siégeons ensemble dans l’opposition depuis 3 ans au Conseil Municipal de Mulhouse.
Ce Conseil Municipal qui, grâce aux marchandages entre Jean-Marie Bockel et Nicolas Sarkozy est à présent dirigé par un maire UMP qu’elle n’a pas élu et dont la principale préoccupation est la communication et l’image.
Ce maire qui, en responsabilité nationale à l’UMP, cache son drapeau au fond de sa poche dès que Sarkozy baisse dans les sondages, confiant se sentir alors une sensibilité de centriste…
Ce maire qui n’hésite pas à boycotter la journée de rencontre des musulmans en juin au Parc expo pour ne pas contrarier son électorat…
… mais qui se souvient fin août que les musulmans votent aussi… et déclare lors de la prière de la fin du ramadan qu’il se sent lui aussi « un peu musulman »…
L’important c’est l’image, la communication, les effets d’annonce… voilà les maîtres-mots de la municipalité actuelle dont on a du mal à cerner le projet ! …si ce n’est celui de se faire connaître !
Pendant ce temps, Mulhouse va mal : Le logement social n’a jamais connu une situation aussi désastreuse, la jeunesse souffre, les quartiers sont à l’abandon, la politique du sport est en jachère, la culture ne touche qu’une frange minime des mulhousiens, le nouveau plan de circulation est un fiasco.
La municipalité se contente de gérer l’existant dans tous les domaines et concentre toute son attention sur Mulhouse Grand Centre…
Mais cette poudre aux yeux n’éblouit pas tous les mulhousiens dont beaucoup ont l’impression de n’être ni compris, ni écoutés.
Nombreux sont les mulhousiens qui nous attendent et nous le disent.
Aussi, demain, nous avons ici aussi le devoir de reconquérir cette ville autour d’un projet porteur de nos valeurs…
… qui redonnera du sens aux politiques sectorielles que nous entendons mettre en œuvre pour et avec les mulhousiens !
Tous ceux et celles qui souhaitent s’y associer sont les bienvenus.
Chers amis !
Votre présence aujourd’hui est un immense encouragement !
Nous avons besoin de vous !
Et c’est ensemble que nous irons vers la victoire d’abord aux présidentielles et ensuite aux municipales !
Et voici François Hollande, particulièrement attendu ici à Mulhouse car les mulhousiens n’ont pas oublié son soutien et sa venue depuis 2007… le jour de la rupture avec Jean-Marie Bockel, la dissolution de la section, la renaissance, le soutien entre les deux tours des municipales.
Un fil s’est tissé entre François Hollande et Mulhouse… et je profite de cette tribune pour lui rappeler sous forme de clin d’œil…
… qu’en 1981, François Mitterrand avait été accueilli à Mulhouse pour un dernier meeting triomphal, juste avant la victoire du 10 mai 1981 !
Car si l’Alsace passe à gauche, alors la France aussi !
François, merci d’être revenu ce soir à Mulhouse !


